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 Le Mystagogue

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Le mystagogue

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MessageSujet: Le Mystagogue   Sam 2 Juin - 23:40

Ce message marche autant comme présentation que mini-modèle pour vous donner une idée de ce à quoi ressemble une fiche plus ou moins terminée


FICHE TECHNIQUE

Nom : H’ethran
Prénom : Freyrsigr
Surnom : Essence de la violence, le Mystagogue
Âge : 176 années.
Race : Elfe Noir, Eölherth
Classe : Chasseur de démons.
Métier : Rebouteux.
Clan : Annasidfryr de la Manticore
Croyance : Religion des Trois.


HISTOIRE


sixième cycle lunaire de cette année, jour quatre, les temps sont durs…
Depuis que le premier Eölherth Is’ak fut maudit par Samsaeri, notre race a toujours eu une longue histoire de vengeance, tachée de sang, marquée par la mort et incarnée par la guerre. Beaucoup des nôtres sont morts, décimant peu à peu notre race, beaucoup ont succombé à la folie. Recouvrant peu à peu les… survivants d’un linceul qui appellerait inlassablement, indubitablement notre mort future, notre disparition, et avec elle le moindre souvenir de qui nous fûmes. Ce voile d’ombre, plus je vieillis, plus je le sens approcher. Mes aïeux avaient raison, les soldats vivent et se demandent pourquoi…
Il fallait bien que je couche mes pensées quelque part, des années passées seules, dans un mutisme infernal m’ont brouillé l’esprit, et je me sens peu à peu aveugler par ma quête, cette quête maudite qui me mène sans aucun doute vers ma fin, et avec elle celle de ma famille. J’espère que cet écrit me survivra, résistera aux tempêtes, aux averses, aux feux, aux autres.
Mais revenons à mon histoire. Je suis né dans l’Annasidfryr de la Manticore, la maison elfe noire représentant la plus prestigieuse caste guerrière de ma race, mon père en faisait partie tandis que ma mère lui avait été mariée par un accord arrangée avec l’Annasidfryr de l’Arachn. Dès mon plus jeune âge, l’art de la Chasse, c’est-à-dire la pratique ancestrale elfe noire consistant à trouver, chasser et détruire chaque démon de ce monde me fut inculquée et c’était avec joie que j’attendais mes premiers combats, le premier sang, la première vraie montée d’adrénaline.

Lorsque j’eus atteint l’âge de raison, vers ma cinquantaine d’années humaines, je vécus ma première Chasse, excitante, jouissive, violente. C’était un pur maelstrom de violences et de rites de mon peuple, l’expression même de son héritage, de notre vengeance contre les démons, mais aussi de la malédiction. Ah cette malédiction, de tout temps, mes parents, mes professeurs, mes amis, tous la craignaient. Ce tabou était notre seul et unique moyen de mourir, mis à part la vieillesse bien entendue, bien que dans ce dernier cas peu d’elfes noirs n’atteignaient ce moment. Cette malédiction incarnait une épée de Damoclès au-dessus de chaque tête, la survie de tous dépendait de la capacité à rester en vie de chacun. Angoissante, oppressante, ce maux avait balafré, mutilé mon peuple depuis des éons, c’était dure à supporter, dur à savoir qu’à chaque instant notre vie n’était suspendu qu’à un fil.

Pourtant j’étais jeune, j’exécrais le caractère de mes professeurs… Il fallait privilégier l’ombre à la lumière, le poison à l’épée, l’assassinat au combat loyal. Moi qui rêvez de combats épiques qui marquerait mon nom au firmament et rétablirait l’honneur de mon peuple, si honni par tous que nous en étions devenus considérés comme des démons. Lorsque j’eus passé ma lame au travers de la gorge de mon premier démon, alors que son sang coulait au travers de ses veines, aspergeant mon visage… Lorsque j’eus bu la première gorgée de ce sang vicié, noir et fielleux, je n’avais pu me défaire de cette addiction, celle du risque, de la mort, de la guerre, du combat et de la destruction. Cela devait forcément me mener à ma perte… n’est-ce pas ?

Peut-être deux cent cycles lunaires sont passés depuis ces évènements tragiques, ceux qui ont changé ma destinée, ma famille, ma vie…
C’était un matin d’hiver, depuis quelques années où les Chasses s’étaient faites rares j’avais appris et pratiqué l’art elfique de la médecine, il le fallait bien et ça permettait de m’occuper assez pour ne pas ressentir le goût du sang. Cela me permit de me confronter pour la première fois à la malédiction. Voir ces marques rouges, immondes sur le corps de l’un de mes frères d’armes m’avait révulsé, j’avais mis moi-même fin à mes jours. Je m’étais aussi mariée avec une femme adorable de mon clan, elle aussi chasseuse elle partait avec moi jusqu’à ce que notre fille naisse. Une fleur comme l’on n’en avait pas vu depuis des temps dans ma famille, si belle… si fragile…
Mais revenons à nos Arachns, ce matin-là fut annoncé l’appel à la chasse, nos chamans étaient parvenus à repérer un démon se dissimulant dans un village humain. Répondant à l’appel j’ai pris mes armes et je partis en chasse avec mes frères combattant. Le village était facile à trouver. Depuis longtemps parlementer avec les humains nous était apparu inutile, aveugle, obstiné et affreusement arriéré, ces sous-êtres n’étaient bons qu’à bruler vifs. C’est ce que nous fîmes.
Pendant des heures les flammes s’élevèrent sur des mètres, pendant des heures les cris des enfants, des femmes, des vieillards emplirent mes oreilles. Il fallut attendre que la cendre soit froide pour déblayer les caves et trouver notre cible. Cible facile ? Nous le pensions, notre défaite n’en fut que plus violente.

sixième cycle lunaire de cette année, jour six, Les remords reviennent plus forts que jamais…
Le démon était bien là, sous forme humaine, nous nous approchions de lui, son visage exprimait la peur la plus primale, une peur qui déclenchait en moi le plaisir le plus intense. En l’espace d’un instant je fus projeté à terre, plusieurs cotes se brisèrent, ce fut aussi le cas de certains de mes coéquipiers. Le démon était d’un niveau abyssal supérieur… sa branche démonique, celle de la mort… nous ne pouvions faire face, et nous devions reculer…
Pourtant à cet instant, cette option m’était apparue impossible, il fallait sauvegarder mon honneur et celle de la maison, et tandis que le démon avançait et que mes alliés reculaient en piteux état, je me suis interposé. Courage ? Non, Suicidaire !
Mes frères d’armes partirent et les serres de mon ennemi se resserrèrent sur moi. J’ai peut-être été torturé pendant des heures, je n’en garde pas un souvenir distinct… Juste que j’étais comme une poupée dans les mains d’un marionnettiste.

Lorsque je repris conscience, une immense marque rougeâtre zébrait mes deux bras pour se rejoindre au niveau de ma colonne vertébrale. Je fus prit de tremblement, qu’avais-je fait ?!
Le démon se tenait devant moi. Son regard narquois me toisait tendit qu’il sifflait un chant primaire qui reste encore aujourd’hui gravé dans ma mémoire. Il tenait l’une de ses immenses cornes dans ses mains.
A jamais je me souviendrais de ses mots.

« Petit être, toi qui m’a si bien diverti, je t’offre un cadeau. Cherche moi, pourchasse-moi jusqu’aux confins du mondes, munis toi de ma corne, taille là et viens m’affronter pour laver ton honneur, et la mort de ta fille. Viens et suis moi dans les ténèbres, ta soif de sang n’a d’égale que la mienne. Viens me trouver, moi que ta race haït autant, viens me trouver et dans les ténèbres tu viendras me divertir.
Et aussi, voilà un petit cadeau…
»

Il jeta une vieille lance rouillée dénuée de sa hampe, décrépie par le temps à mes pieds, elle suintait la mort et du sang s’écoulait de la lame.
Alors, il m’enserra mes deux poignets dans sa main de géant et y laissa sa marque dans sa chaire. La marque du démon. Il se retourna et disparut dans la fumée, la brume provoquée par les carcasses fumantes du village humain. Je me suis emparée de sa corne brisée. Je l’ai maudit, maudit de toutes mes forces, de toute ma rage, de tout mon désespoir, de toute ma terreur. J’avais même l’impression qu’il riait dans le lointain.
Pour la première fois peut-être, mes larmes sont venues teindre la neige boueuse qui s’étendait à mes genoux. Le silence était de plomb et l’atmosphère comme une chape vint m’enfermer dans mes sanglots.
Des bruits de pas vinrent se mêler à mes pleurs. Essuyant mon visage si peu habitué à une telle faiblesse, je me suis retourné. Ma femme tenait ma fille ensanglantée dans les bras. Ses yeux étaient d’un rouge mêlant et la colère et la détresse.
Je me suis levé, et doucement j’ai rejoint ma bienaimée.… Le corps de ma fille heurta mollement le sol lorsque, la lâchant, ma femme tenta de me transpercer de la lame qu’elle venait de dégainer. C’est sans aucune difficulté que j’ai arrêté sa lame, son manque d’entrainement se faisait ressentir.
La conversation, mêlant haine, détresse, amour, répulsion, destruction brisa mon âme déjà tant meurtrie.

« Je dois partir, mon honneur, ma fierté, ma… fille m’appelle.
- Aucun honneur, aucune fille ne tiennent, tu veux juste savourer ta soif du sang, ton envie de combat… Tu as condamné notre famille, tu as tué ma fille, tu n’es rien… plus rien. Où que tu partes, où que tu ailles je te suivrais et je te tuerai !
- Si tu me tues, tu mourras et je vivrais.
- Je t’aime encore, et je n’ai pas le courage de te tuer… Alors je veux que tu saches ce que tu as sacrifié pour de si basiques instincts. Tu n’es qu’un monstre, un démon parmi notre race. Ta quête ne te mènera nulle part. C’est pour ça que je dois y mettre un terme.
»

Depuis si longtemps, je suis piégé dans ce triangle, le démon cherche à m’échapper tandis que j’échappe à ma Némésis… Je cherche à le tuer, ma bienaimée ne cherche qu’à se suicider. Plus rien ne dois m’arrêter, je dois restaurer mon honneur, qu’importe le prix, qu’importe le sang versé, qu’importe les choix que je devrais faire… Qu’importe les conséquences et les laissés pour compte. Rien ! Il ne demeure que moi, et ma cible.
Peut-être m’engage-je sur un chemin sans retour, ne menant que vers la damnation, qu’importe, pour ma fille, ma femme, ma race, Is’ak… Je… dois…le…faire.


DESCRIPTION PHYSIQUE

H’ethran est un elfe noire d’une taille moyenne, comme tous ses semblables, sa peau est d’un noir de jet aux reflets bleutés tandis que sa pilosité est d’un blanc neigeux. Ses yeux sont bleus ciel et sa stature musculeuse garde la marque de longues périodes de jeun et de privation. Son regard perçant laisse transparaître une profonde tristesse, un grand désœuvrement et des remords indicibles.
De longues cicatrices parcourent son corps, vestiges de nombreux combats. Mais le plus étrange pour les non-initiés reste ses bras et son dos. Parcourus par des marques rouges malsaines, luisant d’une lueur maladive dans la pénombre, ces parties restent souvent cachées de la vue de tous par de longs habits de peau et de cuir où se dissimule parfois un bout d’armure récupéré sur un cadavre. Ses mains et poignées jointes révèlent la marque d’une main griffue surdimensionnée, tel un tatouage à jamais imprimé dans sa chaire.
Ses vêtements sont délavés, parfois déchirés mais rappelle toujours la finesse et la sobriété de l’art elfique. Un capuchon cache son visage du soleil, mais aussi du regard d’autrui.
A sa ceinture sont accrochées une longue lame faite d’os et une bourse bien vide, Son dos arbore une lance et un arc, le carquois est presque vide. Une immense cape noire recouvre cet attirail.

Si l’on s’attarde aux détails, une chaine en argent pend à son cou, le médaillon qui y pend contient les représentations de sa femme et de sa fille. De même, sa main gauche arbore une chevalière, marque de son rang perdu au sein de l’Annasidfryr de la Manticore.

Enfin, un sac de peau pend sur son côté gauche, fouillé, on y trouverait des remèdes à base de plantes, quelques tissus de bandages, un couteau et tous un nécessaire de survie.


DESCRIPTION MENTAL

Lorsque la mort s’abat sur notre vie comme un vautour sur une carcasse en sursis, il n’y a pas grand-chose à faire à part attendre. H’ethran fut piégé dans un engrenage de violence dont il n’est pas encore sorti. Sa vie, son bras, ses armes, son âme, toutes ses pensées sont tournées vers un unique but, il ne s’accordera pas le repos avant d’avoir mis fin à son tourment. Son ennemi juré lui occupe l’esprit, il n’a que la vengeance en tête. Prêt à tout pour assouvir ce besoin viscérale il est prêt à tous les sacrifices… Et sa femme à sa poursuite en est une constante piqure de rappel.
La guerre, la mort, la violence, le meurtre sont son pain quotidien. Cela l’a rendu asocial avec sa race, et encore plus distant avec les autres qui de toute manière le rejetteront. Vagabonder ne fait que renforcer la solitude…
H’ethran est un être tourmenté, aveuglé par sa propre haine, par ses propres désirs, par son honneur disparu. Cherchant à tout faire par lui-même il rejettera généralement l’aide d’autrui, jugés incapables de comprendre sa situation, sa détresse. Pire, dans ses plus grands moments de douleur et de tourment, il serait capable de tuer pour faire disparaître ne serait-ce qu’un court instant sa propre douleur.
Prompte à culpabiliser il essaye toujours d’éviter le blâme, et cherchera même à se mettre en danger pour faire preuve de sa force, de sa valeur. Pire, pour atteindre son but, tous les moyens sont bons à prendre. Jamais personne ne doit se mettre en travers de son chemin, lui qui méprise, les lois, les conventions et tous ces artifices. Rien ne compte que l’honneur et la vengeance.
H’ethran est aussi un être impulsif, victime de longs et puissants accès de colère, il risque de perdre ses repères et sa retenue elfique pour succomber à la rage si la situation le pousse à bout.
Pour finir, H’ethran peut apparaître comme quelqu’un désespérément triste, capable de s’arrêter sur de vulgaires objets qui lui rappellerait de bons souvenirs, à jamais disparus dans le passé.


Capacités


H’ethran est avant tout un chasseur de démons, tout son art, son entrainement et sa rage s’est portée vers la chasse et l’éradication de tels être en ce monde. Sa magie, propre à sa race, comporte de nombreux rituels de conjuration, de bannissement et même de soin, et reste en total opposition avec son être noir et torturé. En effet, la magie de cet Eölherth est une sorcellerie blanche dans ce qu’il y a de plus pure, faisant de la lumière l’un de ses vecteurs principaux. C’est en quelque sorte la marque de fabrique des elfes noirs.
De même, H’ethran est un très bon combattant dû fait de son entrainement, les démons étant résistant et puissant, il a très tôt appris à viser les points faibles de ses adversaires et à préférer la rapidité sur la force, la ruse sur l’affrontement brutal.


Équipement


H’ethran possède avant tout une lance de combat elfe noire, destinée à combattre avec un style rapide, puissant et efficace. Arborant trois lames soudées à un long manche de métal cette arme lourde impressionne autant qu’elle effectue sa moisson parmi ses ennemis.
Cette arme est une vieille relique de famille, en son sein est dissimulée les restes d’une lance sacrée dont la légende raconte qu’elle entailla la chaire du démon Samsaeri, celui qui fut à l’origine de la race des elfes noirs. Mais les légendes restent des légendes…
Spoiler:
 

Le démon qui tua H’ethran lui avait légué lors de son « réveil » l’une de ses cornes. L’elfe noir, suivant l’injonction du démon en fit une arme destinée à l’abattre. En effet cette arme révèle un fort pouvoir magique maléfique et une fumée noire semble en émaner à chaque instant. L’arme en elle-même ne peut tuer que des démons, elle passera au travers d’un autre type d’individu. Serait-ce de l’ironie de la part du démon ?
Spoiler:
 

Enfin, l’elfe noir possède un puissant arc courbe. En sus, H’ethran transporte tout un ensemble de voyage, outre, sac, paillasse, torche, corde et j’en passe. Lui permettant de suivre sa vie, reculée de toute concentration d’êtres vivants.


Compagnon & Suivant


Nirda Freyrsigr est la femme d’H’ethran, ou plutôt le fut. Suite à la « mort » d’H’ethran, la malédiction des elfes noirs opéra et entraina la mort de leur fille. Suite à cet évènement tragique qui jeta le père sur les routes à la poursuite de chimères et de sa vengeance, sa femme est-elle partit en quête de mettre à mort son mari, lui ayant brisé sa famille, sa vie et son honneur.
Ainsi, l’ancien couple s’est engagé dans un engrenage destructeur.
Spoiler:
 

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