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 Ahiyyad Al-Fahd [En cours]

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Ahiyyad

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Prénom : Ahiyyad
Nom : Al-Fahd
Age : 50
Race : Vampire
Localisation : Alentours de Sayyadina.

MessageSujet: Ahiyyad Al-Fahd [En cours]   Ven 22 Juin - 11:54

FICHE TECHNIQUE



Nom: Al-Fahd
Prénom: Ahiyyad
Surnom: Le Preste
Âge:50
Race: Vampire Oriental
Classe: Chasseur
Métier: Vicaire. (Se réfèrer au supplément concerné.)
Croyance: Les Mille Chaînes.



HISTOIRE


Livre Premier.
Sayeb


Dans la haute cité de Sayyadina, nobles, prêtres, marchands et miséreux se côtoient quotidiennement. La cité est l’une des plus prospères et les plus peuplées de tout l’Orient. On dit que les tours du Haut Temple et du Palais du Sheikh sont visibles depuis les bords du désert où souffle le vent solitaire.
La majeure partie de la population est massée dans les bas quartiers, ceux qui jouxtent les remparts de la ville. On y trouve artisans, marchands d’esclaves, compagnies de mercenaires, associations diverses et en tout genre, les nobles ne s’y aventurent jamais sans une bonne escorte. C’est là que se rassemblent malfrats, vauriens, mendiants et prédicateurs. Les tensions y sont exacerbée bien que parfois apaisées a l’occasion des dons du Temple chaque année. Mais l’étalage de richesses dans les Haut-Quartiers ne facilite pas les choses. Cependant, la Religion a jusqu’ici réussi à maintenir un semblant de cohésion, imposant un simulacre de charité aux nobles.

C’est dans cette cité où cohabitent corruption, faste et misère que le jeune Ahiyyad vit le jour. Sa mère, Ilham était une jeune servante dans une auberge, et cet enfant était pour elle une véritable aubaine. Lorsque l'on mendie, être mère donne des avantages. Une de ses semblables tenta même de lui voler son nourrisson peu de temps après l'accouchement.
Ahiyyad se révéla par la suite être solide de constitution et combatif puisqu’il survécut aux assauts successifs de deux maladies infantiles qui faisaient des ravages parmi les nouveau-nés des bas-quartiers.
Il fut élevé sans qu’il lui soit donné de marque d’affection particulière. Sa mère avait longtemps expérimenté l’impitoyable quotidien pour un pauvre dans la cité et ne souhaitait pas faire de son unique enfant un « faible ». Le jeune garçon apprit donc très vite quelles allaient être ses priorités dans cette cité. D’abord la survie, puis l’argent.


C’est dailleurs en obéissant à cette seconde priorité que la mère le vendit à cet homme, l’ancien Hadjib Sayeb. Il passait ce jour-là à la recherche de jeunes esclaves avait-il proclamé, suivi par quatre serviteurs musculeux. Ce Sayeb affirma qu’il paierait deux fois le tarif habituel pour un enfant en bonne santé. Ahiyyad faisait la manche à ce moment-là, et croisa le regard de sa mère. En un instant, il comprit ce qu’elle avait l’intention de faire. Il ne s’était jamais instauré entre eux la moindre espèce d’amour, Ilham y avait bien pris garde. Elle désigna alors l’adolescent, qui avait 15 ans à ce moment-là, et deux des serviteurs de l’homme se précipitèrent sur le jeune garçon pour l’empêcher de fuir. Ahiyyad fut trainé jusque devant le vieil homme, un ex-Hadjib (capitaine de garde) à la barbe imposante mais fin et élancé. Sous les tissus, on pouvait deviner un corps sec et noueux. Ses petits yeux noirs jaugèrent froidement. Cet homme-là n’était pas un simple bourgeois venu regarnir son cheptel d’esclave. Son attitude était bien trop inhabituelle, ses méthodes également.

Il se tourna vers la mère et hocha la tête en lui tendant une petite bourse. 150 pièces. Le prix pour la vie d’un enfant. Ahiyyad fut enchaîné puis traîné par les serviteurs. Petit à petit au fil de la journée, le vieil homme acquit d’autres enfants de la même tranche d’âge à peu près. Puis, ayant finalement acquis une quinzaine de nouveaux esclaves, il se décida à regagner son domaine. Ce dernier se trouvait non loin du marché, une vaste demeure, assez grande pour rivaliser avec un petit domaine de noble. Sayeb et ses serviteurs firent s’aligner les nouveaux venus dans le fond de l’arrière-cour, assez vaste pour contenir une centaine d’esclaves.

Les jeunes hommes étaient sales pour la plupart et torses nus, vêtu uniquement d’un pauvre pagne, les plus chanceux d’entre eux arborant un morceau de tissu pour protéger leur crâne des rayons de l’astre du jour.
Ahiyyad n’était pas de ceux-là. Tremblant, comme les autres, il attendait de voir ce qui allait se passer. On racontait beaucoup d’histoires sur les riches qui achetaient de jeunes garçons dans les bas quartiers, et le jeune garçon savait que presque toutes étaient fondées. C’est donc avec appréhension qu’il observa son nouveau maître s’avancer afin de prendre la parole.

"Esclaves" ! Rugit le vieil homme les faisant sursauter. Il se mit à marcher de long en large en leur jetant de temps à autre un regard sévère. Puis il s'arrêta face à eux et déclara d'un ton autoritaire :

-Esclaves ! Tel sera désormais votre statut, a tous !! En tant que tels, vous devrez connaître les préceptes inhérents à votre classe !
Vous n'aurez pas d'autre maître que moi jusqu'a ce que je vous vende ou vous affranchisse d'une manière ou d'une autre. Ma parole aura pour chacun de vous valeur de Loi.

Ahiyyad déglutit. Autrement dit, ils ne pourraient se libèrer de son service que par la mort, perspective peu réjouissante.

Le vieil homme reprit avec opiniâtreté son discours. Les esclaves n'avaient pas de volonté propre. Pas de désirs autres que celui de servir. Ils n'étaient que des outils, auxquels tout sentiment ou opinion était interdit. Et chacune de ses paroles claquaient comme des coups de fouet, Ahiyyad allait être lié à cet homme sans doute jusqu'a ce que mort s'ensuive son existence allait désormais se résumer à celle d'un misérable esclave. Comme pour confirmer ces sombres pensées, le Hadjib s'accroupit et prit une pleine poignée de terre ocre dans sa main burinée. Il se redressa et impassible, la dispersa au vent d'un geste altier.

-Pour moi, rugit-il, vous êtes semblables à cette terre que je piétine chaque jour ! Vos existences n'ont pas plus de valeur que ces grains de sable que le vent disperse ! A partir d'aujourd'hui, telle sera votre condition !!

Il y eut une pause durant laquelle Ahiyyad et ses voisins purent désespérer à loisir, puis le vieil homme reprit :

-Mais réjouissez-vous, simples d'esprits ! Votre sort ne sera pas comparables à celui de vos camarades qui meurent chaque jour dans les mines et les plantations ! Je suis Sayeb El-Khebyre, et je vous ai acquis afin de vous inculquer les rudiments de mon art, le Kranna Ege ! Votre formation durera Sept an pour chacun de vous ! Et, à ceux qui auront survécu, je trouverai un riche acquéreur ! Si vous parvenez à maîtriser mon art, nombreux seront les riches seigneurs à vouloir acheter vos services ! Et alors vous aurez une chance d'échapper au quotidien débilitant de vos semblables qui travaillent aux mines. Souvenez vous-en, et que cela soit votre motivation première, vermine des sables !

Le vieil homme se tourna alors vers un homme qui jusque-là s'était tenu en retrait. La trentaine et des cheveux filasses, il regardait les esclaves de l'air méprisant de ceux qui n'ont jamais subi misère et servitude. Il était vêtu d'une armure de cuir souple qui laissait les épaules et les avant-bras nus, et portait un puissant arc en if dans son dos.
Derrière-lui, six hommes étaient alignés, eux aussis armés d'un arc. Les gardes, comprit Ahiyyad. Ceux qui seraient chargés de les empêcher de faire un pas hors de la propriété sans l'autorisation du maître.

-Voici Yassouf, fit le maître en désignant l'homme aux cheveux filasses et aux traits cruels. Il est le capitaine de mes archers. Lui et ses hommes n'hésiteront pas à vous loger une flêche entre les côtes s'il vous prenait l'envie de vous enfuir ou de désobéir à un seul de mes ordres. Chacun d'eux à au minimum trois esclaves rétifs tués à son actif, je ne saurai donc que trop vous conseiller l'obéissance. Ils tueront par plaisir, je les connais et les ai choisis pour cela. Ces hommes sont constamment à l'affût, tout comme moi. Aucun être de votre èspèce n'a jamais réussi à quitter cet endroit en vie. Excepté ceux que j'ai réussi à vendre bien entendu. Bien. A présent, le soleil ne va pas tarder à toucher la terre, aussi vais-je laisser Yassouf vous montrer vos quartiers. Aux premières lueurs nous entamerons les premiers exercices.

Sur ces mots, le maître se retira dans le bâtiment principal tandis que Yassouf, sourire aux lèvres, menait les nouveaux esclaves à leurs quartiers, minuscules et insalubres certes, mais presque fastueux aux yeux des jeunes tous issus des basses classes. Peut-être ce statut n'était-il pas si rebutant au final. Un toit, de la nourriture, un enseignement des arts de combat... Si Ahiyyad apprenait tout ce que le vieil homme savait, il pourrait sans doute tuer Yassouf et ses hommes un soir et filer libre vers ce désert et ces horizons qui le laissaient rêveur chaque fois qu'il y portait le regard.


Le premier jour d’exercice avait compté parmi les plus durs qu’Ahiyyad ait jamais connus. Le maître les emmenait hors de l’enceinte de la ville, mais de cela Ahiyyad ne pouvait pas se plaindre car c’était la première fois qu’il mettait les pieds hors de sa cité. Il avait pu s’ébahir en silence des murs hauts et majestueux qui s’offraient à sa vue, aussi grands qu’immaculés. Et amer, il avait songé aux rêves que l’on pouvait entretenir en apercevant ces murs au loin. Des rêves de paix et de prospérité. Qui s’effondreraient sitôt que l’on aurait constaté la triste réalité qui stagnait entre ces murs. Misère, esclavage, mort, autant de termes qui trouvaient beaucoup trop d’échos dans la ville basse.

Le maître les avait donc emmenés en dehors de la ville. Là, c’étaient quelques plantations et habitations de cultivateurs qui s’offraient à la vue des esclaves. Les archers de Yassouf les conduisirent jusqu’à un vaste terrain de poussière entouré d’une frêle palissade. Ahiyyad et ses camarades prirent place au centre du terrain alors que les gardes grimpaient sur la palissade.

Puis l’entraînement commença, annoncé par la voix sèche du maître. Courir aussi longtemps que possible. D’abord sans rien. Puis en portant un sac de pierres qui pesait parfois plus lourd que les malheureux esclaves. Au moins une dizaine de tours avant la première pause, et déjà nombreux avaient été ceux à mordre la poussière. Puis l’exercice infernal avait repris
A la fin de la journée, l’un d’entre eux avait eu la mauvaise idée de ne pas se redresser au bout de cinq appels du maître. Ce dernier s’était finalement détourné du jeune homme, vraisemblablement évanoui.

Un instant plus tard, trois flèches s’abattirent sur le corps défait de l’esclave sous les yeux de ses camarades qui n’avaient même plus la force de s’horrifier. Ils n’en avaient pas moins compris le message. Les faibles seront éliminés. Seuls les forts se verront octroyés la faveur de survivre et peut-être un jour de quitter la férule du maître et de Yassouf. A la vue du jeune cadavre inanimé et poussiéreux se vidant de son sang, Ahiyyad se promit à lui-même de ne pas subir le même sort pitoyable, peu importait le nombre d’effort qu’il devrait fournir. Sa mère lui avait au moins enseigné comment survivre, et il saurait se souvenir de ses conseils.


Durant des mois, le vieux maître leur imposa des exercices éreintants afin d’augmenter leur robustesse. Ahiyyad et les autres souffraient mille mort sous le soleil ardent chaque jour, encore et encore, mais au fond leur sort était enviable comparé à celui de tous les autres esclaves. Le vieux loup avait bien conscience qu’entraîner des cadavres ambulants ne rimerait pas à grand-chose, il leur fournissait donc une alimentation adaptée à leurs besoins composée principalement de viande crue. Ceux qui progressaient le plus rapidement avaient droit à de petites friandises de temps en temps. Ahiyyad était parmi ceux-là et malgré les regards d’envie et de jalousie qu’il sentait tomber sur lui, il ne partagea pas une seule fois avec les autres. Il les ignorait royalement et cette attitude, Yassouf et Sayeb l’appréciaient particulièrement.

Au bout de six mois d’entraînement intensif, Sayeb jugea que ses « élèves » étaient prêts pour les « bases ». Il entama donc le véritable enseignement. Fini les exercices bêtes et méchants sous le climat harasssant. Seuls six avaient péri depuis et les esclaves restant avaient tous développés une musculature impressionnante.
Place au vieil Art. A partir de ce moment, Ahiyyad comprit ces leçons allaient lui être très utiles. Ils apprenaient ici, loin de la ville et des hommes, à tuer à mains nues. Enfin tuer…Dans un premier temps ils apprenaient à maîtriser les mouvements de base. Le maître et certains de ses serviteurs servaient de professeurs et petit à petit, les esclaves se virent progresser à un rythme fulgurant. Après des mois passés avec le maître ils avaient appris à être attentif comme si leur vie en dépendait. Etant donné que c’était le cas, ils apprenaient à une vitesse surprenante.
Le maître leur enseigna comment réagir lorsqu’un adversaire armé vous attaquait, avec ou sans bouclier, à la lance ou à l’épée. Il leur apprit les différentes esquives réalisables dans tel ou tel cas de figure. Les domaines à explorer étaient légion, et petit à petit Ahiyyad y prit plaisir, se fondant dans cet univers fait de sang et de sueur. Il n’avait pas de but et ce petit homme cruel venait de lui en donner un.

Ahiyyad voulait être le meilleur. Peu importait ce qui lui arriverait après, qu’il soit vendu ou tué. Il voulait monter plus haut que les astres en se servant de cet art martial comme tremplin. Il voulait atteindre et dépasser le niveau du maître.
Que son nom soit chanté sous les astres et que le vin soit versé en son honneur.


Un jour il serait le voisin des dieux.


Mais ce qu’il ferait ensuite ? Il n’en avait pas la plus petite idée. Ahiyyad ne se projetait pas dans l’avenir, il était bien trop occupé à intégrer tout ce que leur enseignait le vieil Hadjib.
Sayeb de son côté, avait bel et bien remarqué la fougue et l’application de cet esclave, Ahiyyad. Cela le ravissait. Il n’ignorait pas l’ambition du jeune homme de l’égaler un jour et en riait silencieusement dans sa barbe. Et puis il n’y avait pas que cet Ahiyyad de remarquable. Après un an d’entraînement, un petit groupe de cinq esclaves acharnés s’était placé en tête de file. Meilleurs que les autres, plus réactifs, ils faisaient montre de plus d’efficacité et de volonté que les autres. Ahiyyad était parmi ceux-là. Et entre les membres de ce petit groupe au fil du temps se forgea une rivalité teintée d’amitié. Ahiyyad fit peu à peu connaissance avec Abdul, Hemri, Tonrât et Mehmnet. Abdul était un colosse pour son âge et s’était démarqué des autres très tôt. Plus fort que n’importe lequel d’entre eux il était aussi le moins vif, mais il travaillait dur pour corriger cette lacune que la maître lui reprochait constamment. Hemri lui, était tout l’inverse. Petit rapide et leste, il avait su mettre sa taille et sa vivacité à profit pour venir talonner le massif Abdul. Tonrât et Menmnet étaient deux frères, qui travaillaient toujours ensemble et se soutenaient mutuellement lors d’exercices les opposant à d’autres. Ces deux-là s’entendaient particulièrement bien avec Ahiyyad et étaient également les plus intelligents du groupe. Ils apprenaient à une vitesse phénoménale, à tel point qu’Ahiyyad Abdul et Hemri en étaient jaloux.
Et Sayeb observait ces adolescents rivaliser pour progresser avec un plaisir soigneusement dissimulé sous son masque d’indifférence. Avec ces cinq-là il pourrait se permettre quelques faiblesses. Du moins, tant qu’ils feraient preuve d’autant d’assiduité…Ils rapporteraient gros lorsque le temps serait venu.

Le soir, les cinq amis se contaient parfois leurs anciennes vies. Abdul n’avait pas de parent, et il avait dû se tailler une place dans son caniveau à force de poigne. Ses amis rirent de lui en apprenant qu’il s’était porté volontaire pour rejoindre Sayeb, et il rit avec eux. Le père d’Hemri était un cordonnier veuf et endetté qui avait appris le vol à son fils afin d’assurer leur survie à tous deux. Lorsque l’offre de l’Hadjib s’était présentée, le vieil homme n’avait pas pu dire non et avait vendu son fils unique au bord des larmes. Tonrât et Mehmnet eux, étaient autrefois deux frères d’une famille nombreuse. Leurs parents tenaient une petite auberge au bord de la faillite et eux non plus n’avaient pas eu le courage de refuser l’aubaine qui se présentait à eux. Ils avaient vendu trois de leurs enfants. Les trois derniers.
Leur frère, Sayud, avait été la première victime des archers de Yassouf. Le malheureux qui n’avait pu se relever dès le premier jour. Sa mort avait stimulé les deux frères survivant, leur instillant la haine salvatrice qui avait coulé dans leurs veines tel un feu liquide. Ils s’étaient juré de faire payer les archers et leur maître un jour pour cette mort injuste. Le fiel de Tonrât et Mehmnet impressionnait Ahiyyad à qui l’on n’avait jamais enseigné la rancune ou la colère. Juste la résignation. Et à sa récente volonté de puissance vint s'ajouter petit à petit un ressentiment que les frères distillèrent en lui.


Puis, lorsque le temps des réminiscences était passé, Hemri se mettait à conter les histoires que son père lui disait le soir venu pour l’endormir. Il y en avait de toutes les sortes, mais leur préférée était celle de du monstre qui dévorait les étoiles.

Japet. Le chien des Noirceurs. Il s’agissait d’un très vieux monstre dont la naissance remontait au moins à mille ans, qui parcourait le monde de nuit et dévorait tout sur son passage, femme, enfant, homme sans distinction. Bien sûr, les Seigneurs des Cités avaient envoyé leurs champions combattre le monstre, de puissants guerriers maîtrisant magie et art de l’épée. Seulement, pas un n’était revenu tandis que la créature semeuse d’effroi continuait de sévir. Cependant, l’on raconte en détail son duel avec un preux en particulier, le brave Héphestion fils de Xanthos de la Cité Vieille, Pergame. Selon la légende, un berger dissimulé dans les fourrés avait assisté à la rencontre du début à la fin et l’avait transmise plus tard à ses enfants jusqu’à ce que cet épisode soit finalement intégré au conte. Héphestion et Japet s’étaient donc affrontés dans un vallon lointain couvert d’oliviers. Le tonnerre avait grondé et la tourmente hurlé alors que les deux êtres s’entre-déchiraient au sein de la verte vallée. Longtemps les hurlements bestiaux des adversaires avaient résonnés dans la forêt et la tête du berger. Mais pas un ne réussit à prendre le dessus sur l’autre. Alors les ennemis cessèrent le combat d’un commun accord, voyant qu’ils étaient de force égale.

S’ensuivit un court dialogue au cours duquel le preux Héphestion s’enquit de la raison de ce carnage insensé. Selon le berger, la bête affreuse aurait répondu la chose suivante :

-Par ces terreurs et ce chaos épandu, je trame la mort d’Hypsasélès.

Héphestion parut déstabilisé par cette réponse énigmatique et la bête en profita pour lui sauter dessus et le dévorer. Lors, les massacres reprirent sans que plus jamais Japet ne trouve adversaire à sa mesure. L’on racontait que les Rois eux-mêmes tremblaient lorsque tombait le voile nocturne sur les plaines de lumière.

Puis un beau jour tout s’était arrêté. D’après les dires d’un berger, Japet s’était rendu au sommet d’un mont isolé et n’était plus jamais redescendu parmi les mortels. Certains y virent une victoire éclatante des forces du bien. D’autres, sceptiques, prédirent le retour du monstre et un carnage comme nul n’en avait jamais vu ni commis. Mais personne n’apprendrait jamais la vérité à ce qu’il semblait.

Mais surtout, personne, pas même les nombreux érudits à s’être penchés sur le mythe ne sut jamais qui pouvait bien être cet « Hypsasélès » que Japet désirait abattre. Peut-être dailleurs, avancèrent certains, avait-il fini par l’occire, ce qui expliquerait vraisemblablement la retraite du monstre sur le mont.

Après avoir entendu cette histoire, les adolescents bataillaient amicalement pour incarner Japet et non les champions du bien. Le plus souvent, Ahiyyad emportait la partie et jouait alors son personnage préféré. Les monstres assoiffés de sang étaient largement plus attirants que les preux immaculés.

Sans doute parce qu’on croisait plus de monstres en ce bas-monde que de guerriers voués à la justice.

Et tout cela (les exercices, l’entraînement, les jeux) continua pendant plusieurs années. Jusqu’à ce que lors de la troisième, apparaisse un élément nouveau que personne n’avait prévu.

Livre deuxième.
Sihaya


Elle s’appelait Sihaya. Ce qui en vieux parler signifiait « le printemps du désert ».
Elle était sortie de nulle part, après une journée harassante d’entraînement. Ce jour-là, l’exercice s’était déroulé hors des palissades. Les cinq amis étaient étendus par terre dans le sable non loin d’un palmier après une correction monumentale de Sayeb. L’exercice du jour avait eu pour but de déterminer si, en s’y mettant à cinq, ses meilleurs élèves étaient capables d’effleurer le maître.

Au vif déplaisir de Sayeb, pas un n’avait réussi. Après les avoir corrigés sous les yeux hilares de leurs camarades il les avait laissés là, brisés, dans le sable brûlant. Puis il s’était éloigné afin de poursuivre les exercices avec la vingtaine d’esclaves restants.
Ahiyyad avait mal partout et était aveugle. Le maître l’avait frappé partout où il était possible de frapper un homme. Les côtes, la clavicule, la nuque, les avant-bras…Partout. Et ce devait être pareil pour ses amis. Ni la vivacité d’Hemir ni la force d’Abdul, ni même la ruse et la stratégie des deux frères n’avaient pu avoir raison du vieux loup. Il les dépassait en tout, malgré son âge avancé. Rapide comme le serpent et fort comme le buffle. Ahiyyad avait eu l’impression de faire face à un mur doué de vie.
Le jeune homme –il avait à présent dix-huit ans- cracha un peu de sable et gémit avant de se retourner avec difficulté sur le dos. Autour de lui, ses amis firent de même, sauf Abdul qui resta immobile face contre terre. La lassitude envahit le jeune esclave. Le maître gravitait bien trop haut pour qu’ils puissent espérer un jour le rattraper. Et avec quel air méprisant il les avait considérés…Aujourd’hui était jour de défaite pour les Cinq.

Alors il ouvrit les yeux, et a travers son éblouissement, il aperçut une fine silhouette se diriger vers eux. Se frottant les yeux il se redressa, endolori et dépenaillé bientôt imité par Hemri et les deux frères, Abdul ne donnant toujours pas signe de vie.

C’était la fille du fermier voisin, celui dont les plantations jouxtaient le terrain de Sayeb. Elle était menue et vêtue d’une fine robe de soie ocre. Elle portait dans ses mains une jarre remplie d’eau à ras-bord. Ahiyyad, Hemri et les autres n’en crurent pas leurs yeux. Elle s’approcha encore, et avec un sourire timide, déposa la Jarre débordante de liquide en face d’eux.

Incrédules, les esclaves la dévisagèrent avant de reporter leur attention sur la jarre qu'elle avait apportée.

De l'eau. Hemri flanqua un coup de pied à Abdul qui se secoua en grommelant. Lorsqu'il dHigna lever les yeux et aperçut Sihaya et son cadeau, il cessa ses jérémiades, se redressa, et s'avança vers elle, titubant. Ahiyyad l'imita bientôt, sans cesser de dévisager la jeune fille souriante. Tonrât et Menhmet ne tardèrent pas à suivre.

"Eh bien ? Je n'ai pas toute la journée devant moi. Buvez un peu, cela vous fera du bien..."

La voix guillerette avait claqué dans les airs comme le ferait le plus doux des fouets. Eperdus de reconnaissances, les cinq amis burent leur content avant de s'effondrer dans le sable, soulagés. La douleur infligée par leurs contusions avait commencé à diminuer sensiblement.

Sihaya semblable à une apparition avait ri de les voir s'effondrer de soulagement, puis avait renversé la jarre et s'était assise dessus.

Elle avait commencé à parler, et les autres lui répondirent, mais pas Ahiyyad. Lui la regardait a travers ce qui ressemblait à une brume d'or. Les rayons du soleil dotaient sa silhouette d'une auréole divine et le jeune homme la regardait encore et encore sans rien entendre de ce qu'elle disait. Elle avait de charmantes fossettes.

De ce jour, tout fut plus lèger aux jeunes esclaves. Cette jeune fille était devenue leur mascotte. Chaque soir, ils se donnaient rendez-vous devant le terrain, sous les palmiers de la plantation. Un archer était toujours non loin selon les instructions de Sayeb qui n'avait aucun intérêt à les empêcher de la voir. Il les savait suffisamment intelligents pour ne rien tenter de stupide.

Les esclaves en fuite ne vivaient jamais très longtemps.


Deux autres ans passèrent sans que rien ne vienne perturber la routine. Au fur et a mesure que la formation progressait, Sayeb exigeait de plus en plus de ses esclaves. Bientôt ils ne furent plus qu'une dizaine, les autres ayant succombé sous l'impitoyable entraînement.

Ceux qui restaient étaient les plus durs. Ahiyyad et ses amis, bien sûr. Sihaya ne les avait jamais abandonnnés et ils savaient qu'ils lui devaient sans doute leur survie. Les autres étaient les plus agés et chevronnés, ceux qui avaient choisi d'obéir à Sayeb que le ferait un chien.


Mais Ahiyyad n'était pas un chien. C'est pourquoi ce jour-là....


"CLAC !!"

Ahiyyad hurla une fois de plus alors que la lanière du fouet lacérait ses épaules une fois de plus. Il avait beau se débattre, deux solides archers le maintenaient tandis qu'un compère le malmenait. Sayeb observait l'esclave suer et souffrir, assis à trois pas, en train de siroter un thé sous l'auvent de la tente. Le jeune homme lâcha une invective, et Sayeb opina du chef. Yassouf, qui se tenait face à l'esclave, découvrit un sourire cruel avant de frapper Ahiyyad à l'estomac de toutes ses forces. Ce dernier se plia en deux le souffle coupé, et vomit ce qui lui restait à vomir sur le sable.
Alors que l'archer derrière l'esclave levait à nouveau son fouet, Sayeb leva une main impérieuse. L'homme abaissa son arme sans mot dire.

Durant un bref instant on entendit plus qu'Ahiyyad haleter et gémir sous la souffrance dont son corps était parcouru. Il lui semblait que tout son corps, jusqu'a ses os, criait de douleur.
Pendant ce temps, Sayeb finissait son thé sans lui prêter attention. Le vieil homme paraissait aussi serein que s'il était entouré d'amis venus se divertir en sa compagnie. On aurait dit qu'il allait se lever pour proposer un peu de thé à l'esclave.

Puis Sayeb leva son autre main. Les archers, après un instant de réticence, lâchèrent l'esclave qui s'écroula dans la poussière, puis quittèrent la tente.

Ils se retrouvèrent seuls. L'esclave et le maître. Ahiyyad savait qu'il ne pouvait rien tenter, surtout pas dans cet état. Sayeb était bien trop habile.

Il n'aurait pas dû le défier verbalement tout à l'heure. Son défi avait résonné pendant cinq bonnes miutes sur le champ d'entraînement. Puis Sayeb s'était approché, et Ahiyyad, sans rien y comprendre, s'était retrouvé les quatre fers en l'air, le poignet droit brisé. Mais Sayeb n'avait pas dû juger ceci suffisant car il avait enjoint ses gardes d'emmener Ahiyyad sous sa tente.

Et voilà où il en était arrivé. Survivrait-il ? Le jeune homme n'avait même plus la force de craindre le vieil homme et restait prostré en silence.

-Ahiyyad, dit soudainement le vieil homme à voix basse. Que suis-je à tes yeux ?

Allons bon. Le vieillard voulait tergiverser à présent ?

-Un Maître, répondit le jeune homme d'une voix rauque.

-Non, tu as tort, répliqua le vieil homme d'un ton plus ferme. Je suis un prédateur. Votre prédateur.

Egaré, perclus de douleur, Ahiyyad ne parvenait pas à voire où le Hadjib voulait en venir. Il s'efforca de lui répondre, en mettant dans son ton autant de hargne que possible.

-Il est vrai que vous nous haissez, souffla-t-il.

-Non, répondit Sayeb en levant les yeux vers lui. Tu fais encore fausse route. Le prédateur tue mais Ne Hais Pas. La haine est l'apanage des proies...Dans ton genre. Tu sembles ignorer la véritable fonction du prédateur jeune homme. Alors écoute moi bien et cesse de grimacer ainsi, j'ai dit à Yassouf de te ménager. Ma patience à des limites.

-J...Je vous écoute...maître,cracha l'esclave. Sayeb fronça les sourcils mais ne fit pas de commentaire.

-Le prédateur tue, Ahiyyad. Et ce faisant, il améliore la race. En éliminant les faibles. Et en poussant les forts à le devenir plus encore. Voilà pourquoi pour vous, je veux être le pire prédateur. Si tu comprends ceci, tu devrais également être en mesure de comprendre qu'après ce que tu as fait je devrais te tuer. Les survivants n'en seraient que plus prestes et plus durs.

Le jeune esclave déglutit. Ses douleurs venaient de s'estomper subitement face à la perspective d'une mort prochaine.

-Mais...Heureusement pour toi, tu est bien trop talentueux pour que je songe à répandre ton sang.

Il soupira de soulagement, et les tiraillements incessants reprirent le faisant grimacer.

-Parmi tes amis, tu est celui qui as le plus de volonté. Dans deux ans, je pourrai te vendre, toi et quelques uns des tiens.

Sayeb suçota un noyau d'olive, produisant un bruit de succion.

-Mais si jamais tu commets encore un faux pas , c'en sera fini de toi. Et...De cette Sihaya également.

Il baissa les yeux vers le regard empli d'horreur que l'esclave lui lançait puis souffla :

- Vous êtes tellements prévisibles. Tu ferais mieux d'abandonner les plans que tu as dû former pour t'enfuir avec elle. Mes archers sont en grand manque de...distractions et cette charmante jeune fille constituerait une variante non négligeable dans leur dur quotidien. Je pense que nous nous comprenons. Je prie pour que tu choisisses d'être obéissant et appliqué. Un si joli visage ne manquerait pas d'être quelque peu altéré par ces brutes si par malheur nous en arrivions là.

Il claqua des mains, et Ahiyyad n'eut pas le temps de se reprendre qu'il était déjà traîné dehors par les acolytes de Yassouf. Lequel le fixait en ricanant. Si l'esclave n'était pas pratiquement paralysé, il lui aurait fait ravaler ce sourire. Oh, un de ces jours, se promit-il, leurs rôles seraient inversés !


Livre Troisième.
Japet



Deux ans plus tard. La formation est terminée désormais, et les connaissances théoriques des esclaves a finalement égalée celle du maître. Cependant, question d'expérience sans doute, pas un n'est encore parvenu à le vaincre. Sayeb dominait toujours ses élèves.

Aujourd'hui c'était jour de marché
Dans une semaine, Ahiyyad et ses amis seraient vendus au plus offrant. Sayeb organiserait la vente non pas sur la place ouverte à tous, mais dans une antichambre du Palais. Il avait beaucoup de rlations semblait-il. Qu'importait. Bientôt, Ahiyyad aurait un nouveau maître. Ce serait certainement un noble bien gras et fardé qu'il faudrait protèger de n'importe quelle attaque, fut-ce au péril de leur vie. Mais ce serait toujours mieux que ce vieux serpent froid de Sayeb.

Oui. Et cela aurait peut-être été préférable à ce qui se passa ce jour-là.

Ce jour de marché.

Le marché hebdomadaire de Sayyadina était si populaire que des centaines de tribus s'y rassemblaient pour étaler leurs marchandises, esclaves, armes, épices. Les citadins n'étaient pas en reste et bien souvent, une ou deux altercations se produisaient lors de la mise en place des étals.

Ils étaient en plein début d'après-midi. Ahiyyad avait obtenu un quartier"libre" exceptionnel. Sayeb pouvait se permettre quelques largesses, l'esclave était marqué de son sceau, une tete d'aigle, sur l'épaule droite. Quiconque la verrait serait informé de son statut d'esclave. Et sans maître, il serait pris pour un fugitif et abattu sur le champ Il n'avait donc aucun intérêt à tenter quoi que ce soit.

Il était là pour se distraire. Les cris des marchands fusaient, tentant d'alpaguer les clients aux bourses les plus remplies. Les marchands d'esclaves présentaient fièrement leurs "produits". En voyant ces hommes faméliques au regard éteint, Ahiyyad se félicita presque que sa mère l'eut vendu à Sayeb et non pas à un autre type d'exploitant.

Puis il y avait les crieurs. Souvent des gens un peu fous, parfois au contraire des érudits qui haranguaient le peuple pour tenter de le raisonner sur sa condition. Mais ils étaient bien peu à pratiquer ce genre de discours, car la garde avait une fâcheuse tendance à enfermer tous ceux qui contrariaient le Seigneur de la cité. Souvent on ne les revoyait jamais, ou alors ils avaient radicalement changé de discours.
Il y en avait un justement qui parvenait presque à couvrir le vacarme du marché de par ses invectives.

Mais cet homme-là était...différent. Il parlait depuis une heure maintenant, et pas un garde ne semblait seulement songer à l'empecher de continuer. Il n'avait pourtant pas l'air bien menaçant. La peau tannée par le soleil, il portait un manteau rapiécé de nomade ainsi qu'un chech, le tout de couleur ocre. Un visage fin et taillé à la serpe semblait-il. Aquilin.

Il haranguait la foule en tenant d'étranges propos a peine appréhensibles par le petit peuple. Des images poètiques y succédaient à des formes linguistiques étranges. Au coeur du tohu-bohu, il restait audible, et même compréhensible. Sa voix dominait le marché, et l'attroupement qu'il avait formé autour de lui était impressionant. Intrigué, Ahiyyad joua des coudes pour parvenir au bord de l'estrade d'où l'homme discourait. Lorsqu'il y parvint, voici ce qu'il entendit :



-Frères !! Il est temps que vous vous fixiez à vous-même votre But ! Je vous le dis : Il faut porter en soi un chaos pour pouvoir mettre au monde une étoile dansante !

Et je vous le dis ! Malheur ! Les temps sont proches où l'homme ne mettra plus au monde d'étoile dansante !

Que savez-vous du courage inhérent aux astres qui atteignent le Terme ?

Je veux avoir autour de moi des lutins car je suis courageux-Le courage veut rire !
Qui parmi vous peut en même temps rire et être élevé ?

Celui qui plane sur les plus hautes montagnes se rit de toutes les tragédies de la scène et de la vie.

Courageux, insouciant, moqueur, violent ainsi nous veut la sagesse; elle est femme et ne peut aimer qu'un guerrier.


Il en est de l'homme comme de l'arbre.

Plus il veut s'élever vers les hauteurs et la clarté, plus profondément aussi ses racines s'enfonçent dans la terre, dans les ténèbres et l'abîme.


Tout ce qui est grand se passe loin de la place publique et de la gloire : loin de la place publique et de la gloire demeurèrent de tout temps les poètes et les fous.


Et il est nécessaire souvent de défendre les forts contre les faibles.


Car celui qui est haï par le peuple comme le loup par les chiens : c'est l'esprit libre, l'ennemi des entraves, celui qui n'adore pas et qui hante les forêts.

Affamée, violente, solitaire sans Dieu : ainsi se veut la volonté du loup.



Quand au bien et au mal...En vérité, les hommes se les sont créés. C'est l'homme qui mit des valeurs dans les choses afin de se conserver. C'est lui qui créa un sens-humain!-aux choses.

Ce furent toujours les fervents et les créateurs qui créèrent le bien et le mal. Le feu de l'amour et le feu de la colère l'allument au nom de toutes les vertus.

Je vis beaucoup de pays et beaucoup de peuples, et je n'ai pas trouvé sur ces terres, de puissance plus grande que l'oeuvre des fervents. "Bien et mal", voilà le nom de cette puissance.

En vérité la puissance de ces louanges et de ces blâmes est pareille à un monstre. Dites-moi mes frères, qui me terrassera ce monstre ? Dites, qui jettera mille chaîne sur les mille nuques de cette bête ?

Il y a eu jusqu'à présent milles buts, car il y a eu mille peuples. Il ne manque que le but unique.




[En cours]
















DESCRIPTION PHYSIQUE


Enveloppé dans la robe de cuir fin des hommes des sables, Ahiyyad mesure environ 1m85. Il n’est plus affecté par les stigmates de l’âge depuis ses 24 ans, date où la transformation s’opéra. Ses cheveux de Jais sont rasés de près, une mèche rebelle orne cependant son front mate. Il ne porte pas d’armes et son visage est en permanence dissimulé par son turban, ne laissant voir que ses yeux sombres et tourmentés. Il est plutôt sec, mais possède une force peu commune de par sa musculature noueuse.



DESCRIPTION MENTAL


Ahiyyad est relativement saint d’esprit, bien que secrètement obsédé par la traque de Japet. Il est de nature sombre et morose mais il aime à jouer les mercenaires exubérants pour donner le change. Il évite constamment de laisser les autres examiner trop attentivement son visage et ne laisse jamais sa bouche à découvert que pendant les repas.



Capacités


C’est un maître des arts martiaux orientaux et ne se bat qu’à mains nues. L’art de tuer sans armes lui a été enseigné il y a longtemps de cela et couplé à sa rapidité et à sa force peu commune il est devenu une véritable machine à tuer. Il parcourt la nuit les étendues désertiques allant là où le vent le mène, c'est à dire vers sa proie.



Équipement


Ahiyyad n'use pas d’équipement particulier, si ce n’est qu’il ne se sépare jamais de sa besace qui contient quelques médecines indispensables à tout vampire qui se respecte. Il porte des protèges-poignets en cuir et un collier qui diminuerait l’effet des rayons du soleil sur lui.



Compagnon & Suivant







Dernière édition par Ahiyyad le Lun 17 Sep - 21:58, édité 13 fois
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Tenzacael Anko

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MessageSujet: Re: Ahiyyad Al-Fahd [En cours]   Lun 25 Juin - 19:19

Fini ?
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Ahiyyad

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MessageSujet: Re: Ahiyyad Al-Fahd [En cours]   Lun 25 Juin - 20:54

Certes non, j'en ai pas fait la moitié.

Edit: Là j'en ai fait un peu plus que de la moitié.
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Ahiyyad

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MessageSujet: Re: Ahiyyad Al-Fahd [En cours]   Lun 17 Sep - 21:32

PS: Je stresse à mort sur la taille de mon truc Alors si quelqu'un pouvait soit me rassurer soit me couler ça s'rait chouette

+Je le finis dans le mois, yep.
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Zayev

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MessageSujet: Re: Ahiyyad Al-Fahd [En cours]   Sam 22 Sep - 20:58

*Lance une claque magistrale à Ahi*

Finis moi cette encyclopédie en 15 volumes et plus vite que ça !
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MessageSujet: Re: Ahiyyad Al-Fahd [En cours]   

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